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Démocratie européenne : Quelles solutions ?

La Conférence sur l’avenir de l’Europe est lancée, il est temps pour les démocrates, les jeunes et ceux qui le sont moins, les Alsaciens, les Européens et tous ceux qui le souhaitent de se retrouver pour faire entendre leur voix 📢

Après un discours introduction de Marie Pierre Vedrenne, députée européenne, engagée dans la Commission du Commerce international ainsi que celle des droits de la femme et de l’égalité des genres, nous échangerons pour revigorer la démocratie européenne dont Strasbourg est le coeur battant 🇪🇺

On compte donc sur vous pour faire de cet événement gratuit et ouvert à tous une réussite, pour la démocratie européenne et pour chacun d’entre nous.

Cet événement aura lieu le mardi 6 juillet de 19h à 20h30 au FEC (17, Place Saint-Etienne, 67000 Strasbourg). Il est organisé par les Jeunes Démocrates Alsace et le Parti Démocrate Européen, avec la participation des Jeunes Démocrates européens et du Mouvement Démocrate Alsace.

👉 Inscription via ce formulaire.

📱 Retrouvez l’événement sur Facebook.

De l’actualité de la CECA

La fédération des Jeunes démocrates Alsace, membre des Jeunes démocrates européens, a publié un communiqué pour les 70 ans de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), nous nous faisons l’écho de leurs propositions intéressantes :

Petit événement pour les férus d’histoire, les « eurobéats » ou plus simplement ceux qui ont un vague souvenir de leurs cours d’histoire-géographie, la Communauté européenne du charbon et de l‘acier (CECA) fête ses 70 ans. Ou plutôt, aurait fêté, car, disons-le d’emblée, la CECA n’existe plus. Elle est fondue cette communauté de 27 États européens que l’on appelle aujourd’hui Union européenne. Alors, pourquoi s’épancher sur ce vieux machin dont tant le nom « communauté » que le sujet « le charbon et l’acier » appartiennent au passé ? Parce que la CECA, c’est un esprit bien particulier qui consacre la réalité du projet européen tel que nous le connaissons.

Contrepied des révolutionnaires fédéralistes qui voulaient un État européen tout de suite et maintenant, la CECA vise à construite l’Europe par des « réalisations concrètes créant d’abord des solidarités de fait ». En résumé, plutôt que de signer une convention internationale qui interdirait la guerre, la CECA souhaite la rendre impossible : en plaçant sous une autorité commune, indépendante de ses États membres, la production de ressources indispensables pour faire la guerre, les six États européens signataires du traité ouvrent les conditions d’une paix qui perdure jusqu’à l’écriture de ces lignes.

L’idée, d’une simplicité évidente, est dès lors d’une efficacité redoutable. Certains s’y opposent, d’autres l’applaudissent, mais tous comprennent ce qui est en jeu. Sa descendante directe, l’Union européenne, pourrait bien s’en inspirer, et ce à plusieurs titres :

  • Tout d’abord, la CECA s’est construite autour d’un objectif, faire la paix, qui a débouché sur une proposition politique : créer une institution européenne chargée de gérer la production et l’écoulement de matières stratégiques. Et c’est tout. Il n’a pas été question d’incarnation politique, de guerre d’égo ou de rapport de forces entre institutions européennes. Des États volontaires se sont accordés pour déléguer une partie de leur souveraineté, le projet s’est ensuite mis en œuvre.
  • Ensuite concernant les parties prenantes : tout le monde a été invité, seuls les volontaires ont participé. C’est un enseignement fort de l’esprit de la CECA, viendront d’abord ceux qui le souhaitent, tout en laissant la porte ouverte pour les suivants. Si l’Union européenne est empêtrée dans des conflits internes, alors les États volontaires doivent s’engager et si nécessaire dépasser le cadre actuel. Les limites de l’Union européenne sont celles que les États ont bien voulues se fixer et qu’ils acceptent de respecter, on ne peut craindre de devoir les dépasser.
  • Sur les ressources, propres : la CECA prélevait directement une taxe sur les producteurs de charbon et d’acier, sans alignement préalable des taxes nationales. À l’heure des États frugaux, des sommets marathons pour s’accorder sur la contribution des États membres au budget de l’Union européenne, la possibilité pour l’institution d’assumer son financement de manière autonome parait révolutionnaire, elle ne l’était pourtant pas il y a soixante-dix ans.
  • Enfin, sur les finalités : la CECA fut conçue comme une première coopération qui en appellerait d’autres. Si l’Union européenne est une conséquence directe et une réussite majeure de la CECA, rien ne la dispose à être son aboutissement. La mécanique enclenchée par la CECA s’est figée ces dernières années. Toute révision des traités est interprétée comme un affaiblissement d’une institution pourtant critiquée, comme si de ne pas parler des limites d’un régime allait le protéger de sa chute. La CECA n’avait pas prévue l’Union européenne, elle avait en revanche prévue un avenir commun pour les Européens.

Dès lors, l’esprit de la CECA nous est bien utile. Nous, Jeunes démocrates Alsace, croyons que le projet européen sera revigoré par des actions concrètes, autofinancées, prises par des États volontaires qui s’engagent pour un avenir meilleur de leurs citoyens fait sens aujourd’hui. Alors que l’épidémie de la Covid-19 a été un moyen d’avancer ensemble, à la fois sur la gestion de la crise, mais aussi pour sa relance avec un instrument de dette commune, il convient de laisser l’imagination des citoyens et de leurs représentants libres de proposer une nouvelle étape de la construction européenne. Le lancement, au lendemain des 70 ans de la CECA, d’une plateforme de consultation des citoyens dans le cadre de la Conférence sur l’avenir de l’Europe et à ce titre une formidable opportunité dont nous devons nous saisir. Mais si le cadre se trouvait trop restreint, ou la volonté politique des 27 États membres trop tenue, alors il nous faudra prendre nos responsabilités et concevoir ensemble la prochaine étape d’un projet pour les Européens.

Résolution pour une véritable citoyenneté européenne

À bientôt 30 ans, la citoyenneté européenne se cherche toujours. Il faut dire que l’union politique qui devait voir le jour avec l’Union européenne ne cesse d’être remise en question par les difficultés de coordination des Etats membres. La crise financière, l’accueil des migrants ou encore la gestion de l’épidémie de la COVID-19 ont montré que derrière le concept d’union se cachaient bien des réalités.

 

C’est pourquoi nous Jeunes démocrates européens œuvrons pour faire de la citoyenneté européenne une réalité pour les 450 millions de citoyens européens.

 

Si la définition de citoyenneté européenne par le traité de Maastricht prévoit qu’“Est citoyen de l’Union toute personne ayant la nationalité d’un État membre”, nous l’interprétons au sens large : comme la qualité d’un citoyen, appartenant à une communauté qui est plus que la somme des Etats qui la composent et représentant un ensemble de valeurs et de droits donnant accès à la participation à un espace public transnational.

 

Plus qu’une définition, nous pensons que la citoyenneté européenne doit devenir une réalité.

 

 

  • Rendre effectifs les droits accordés aux citoyens européens

 

Nous, Jeunes démocrates européens, saluons l’ensemble des droits obtenus par les citoyens européens depuis 1992. Mais bien qu’ils soient nombreux, nous déplorons que les citoyens européens n’en aient que très peu connaissance.

 

En tant que parti politique, il nous semble primordial que le droit de vote aux élections européennes et municipales, le droit de pétition ou encore le droit à l’initiative citoyenne européenne soient plus largement utilisés.

 

C’est pourquoi, nous renforcerons nos actions de communication et de formation sur ces droits. Pour que les modalités d’exercice de ces droits soient clairement accessibles et que les citoyens puissent effectivement s’en saisir.

 

Plus que la pédagogie, nous travaillerons, en collaboration avec les autres partis politiques européens, pour mettre en œuvre des outils dont nos sympathisants pourront se saisir afin de diffuser ces droits essentiels à la vie démocratique européenne.

 

Enfin, nous n’oublions pas l’ensemble des autres droits conférés par la citoyenneté européenne. Tant la liberté de circuler, la protection consulaire ou l’accès aux documents européens ainsi qu’au Médiateur européen sont de réelles avancées pour l’ensemble des citoyens de l’Union.

 

Nous gardons donc bien à l’esprit que c’est l’ensemble de ces droits qui doit être connu par les citoyens européens afin de les rendre effectifs. S’en priver c’est renoncer à l’un des fondements de l’Union européenne, c’est à dire l’exercice de sa liberté pleine et entière au sein d’un Etat de droit.

 

 

  • Accorder la primauté aux valeurs de l’UE sur les politiques qu’elle mène

 

Les valeurs de l’Union européenne sont multiples et sujettes à de nombreuses interprétations politiques. C’est pourquoi nous nous appuierons sur celles qui sont au coeur du corpus idéologique de nos partis membres tel que consacrées par l’article 2 du Traité sur l’Union européenne (TUE) c’est à dire : “la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’État de droit, ainsi que le de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités”.

 

Parce que nous sommes des démocrates, nous ne pouvons tolérer aucune violation de l’Etat de droit. La liberté d’opinion, de la presse, l’indépendance de la justice ou le contrôle du gouvernement sont le ciment de notre société. Si les diffuser à travers le monde est essentiel, nous devons auparavant nous assurer que ces principes sont garantis au sein des 27 Etats membres. Et ce n’est plus le cas.

 

C’est pourquoi, nous, Jeunes démocrates européens, sommes favorables à la mise en place de la conditionnalité des aides européennes au respect de l’Etat de droit. En effet, des mesures juridiques aussi lourdes que celles prévues par l’article 7 du TUE ne peuvent rester sans effet. Si l’argument financier ne résout pas tout, il agira comme un nouvel outil pour assurer le respect de la démocratie en Europe.

 

 

  • Assurer la légitimité de l’UE par la participation des citoyens à son fonctionnement

 

Les élections européennes de 2019 ont vu la participation des citoyens augmenter, et particulièrement celle des jeunes, pour la première fois depuis leur mise en place. C’est une première victoire et nous nous en félicitons. Pour autant nous nous devons de continuer à animer la démocratie européenne avec l’ensemble des moyens mis à notre disposition.

 

Pour cela, nous mettrons en place des temps d’échange destinés aux jeunes avec les dix élus qui nous représentent au Parlement européen. Ils sont notre force et notre légitimité, nous pourrons nous appuyer sur les compétences pour renforcer un système démocratique européen bien souvent éloigné de ses citoyens.

 

 

En plus de nous appuyer sur nos élus, nous nous positionnerons sur chaque Initiative citoyenne européenne (ICE) en cours afin de les rendre davantage accessibles et de démocratiser leur fonctionnement. En parler c’est les faire exister. Et sur la base des nombreuses pétitions mises en ligne, nous voulons que la jeunesse européenne s’empare de l’ICE qui permet de mobiliser l’ensemble des citoyens européens.

 

Enfin et parce qu’une démocratie ne peut s’envisager sans la confrontation et le débat d’idées, nous souhaitons que la prochaine Conférence sur l’avenir de l’Europe soit ouverte au plus grand nombre. Les agoras envisagées devront couvrir l’ensemble des sujets pour lesquels l’Union européenne est compétente, y compris pour ceux dont elle partage la compétence avec les Etats. Ces agoras devront être réparties physiquement dans chaque Etat membre pour toucher l’ensemble des citoyens et non pas qu’un public averti.

 

En tant qu’organisation de jeunesse et parce que nous sommes les futurs acteurs de l’Europe, nous insistons également sur la nécessité de dédier une agora à la jeunesse. Celle-ci se tiendra en ligne et de manière itinérante dans l’ensemble des Etats membres pour diversifier les publics.

 

CONGRES JDE 2020 : NOUVEAU BUREAU ELU

Le Congrès des Jeunes Démocrates européens (JDE) s’est tenu, en ligne, samedi 7 novembre. Il a permis aux 13 partis membres de l’organisation de jeunesse du Parti Démocrate européen de faire le bilan du mandat 2018-2020 et de préparer le prochain.

 

Avant de procéder au renouvellement du bureau, les JDE se sont agrandis avec l’arrivée d’un membre roumain, l’organisation de jeunesse Pro România Tineret. Le parti déjà associé aux JDE a souhaité officialiser son rapprochement notamment pour agir davantage sur la politique européenne et transmettre les valeurs qui sont les nôtres. Il permet également aux JDE d’être présent dans un pays supplémentaire important dans les Balkans orientaux.

 

Begoña Garteizaurrecoa (Euzko Gaztedi Indarra) qui ne s’est pas présentée à sa propre succession a ainsi laissé la place à Asier Areitio (Euzko Gaztedi Indarra) qui devient le nouveau Président des JDE. Élu à l’unanimité comme l’ensemble de son bureau, il a tout d’abord remercié Begona pour son travail ainsi que l’ensemble des partis qui le soutiennent de ce nouveau mandat.

 

Asier Areitio a annoncé vouloir travailler avec l’ensemble du bureau afin que les JDE deviennent une référence pour tous les jeunes en Europe qui soutiennent les valeurs de liberté et de démocratie, des valeurs qui sont, aujourd’hui plus que jamais, nécessaires pour faire face au populisme qui monte partout en Europe. C’est pourquoi il a insisté sur la nécessité pour les JDE de travailler à la diffusion des valeurs de l’UE, ciment de l’unité de la jeunesse européenne .

C’est Ugo Rostaing (Jeunes démocrates) qui a remplacé François Dogon (Jeunes démocrates) au poste de Secrétaire général. Ce dernier restera néanmoins membre du bureau pour les deux prochaines années.

 

Ugo Rostaing a également rappelé l’importance pour les JDE de s’imposer sur la scène européenne en s’appuyant notamment sur les élus européens ainsi que les associations qui font vivre la démocratie européenne. Il voit dans la Conférence sur l’Avenir de l’Europe une opportunité majeure pour la jeunesse qui ne cesse de démontrer ses engagements pour la planète, les libertés et l’égalité.

 

 

Le bureau 2020-2022 complet :

–     Président : Asier Areitio (Euzko Gaztedi Indarra)

–     Secrétaire général : Ugo Rostaing (Jeunes démocrates)

–     Trésorière : Cristina Gennari (Generazione Futura (Repubblica Futura))

–     Porte-parole : Sergio Soares (Junge Freie Wähler)

–     VP Communication : George Efstathiou (Symmaxia Neon)

–     VP Evènementiel : Miroslav Stanici (Pro România Tineret)

–     Santiago Guttierrez (Jóvenes Nacionalistas Canarios)

–     Anita Velic (Narodna stranka-REFORMISTI)

–     François Dogon (Jeunes démocrates)

–     Tina Andrioti (Neolaia Enosis Kentroon)

–     Alena Minns (Mladí Európania)

–     Eiza Gallo (PDE Italia youth)

 

Pour terminer, les délégués ont adopté le plan d’action du nouveau bureau ainsi que deux résolutions. Le plan d’action se fonde sur les priorités politiques portées par les résolutions. La citoyenneté européenne, via la promotion des valeurs de l’UE et la participation à la Conférence sur l’avenir de l’Europe ainsi que la transition vers une économie verte seront donc les deux fils directeurs de l’action du bureau JDE pour les deux prochaines années.

 

Centenaire du 11 novembre

Il y a cent ans aujourd’hui, les clairons retentissaient sur le front et que les cloches sonnaient à l’arrière pour annoncer l’armistice. La jeunesse européenne venait de payer le plus lourd tribut de son histoire. Sur les 9 millions de morts et plus de 6 millions de blessés, la plupart avaient en effet moins de 35 ans. Saluons ceux qui comprirent tôt que seule l’amitié entre nos deux peuples appuyée sur une organisation commune des Etats, et ce même si elles étaient peu évidentes en 1918, permettrait de ramener durablement la paix sur le continent européen. Les traités de Locarno de 1925, sous l’impulsion de Gustav Stresemann et Aristide Briand furent une tentative quasi-unique de permettre la réconciliation franco-allemande, avant la montée des dictatures nationalistes. Il faudra attendre la fin du second conflit mondial, la création de la communauté européenne et la signature du Traité de l’Elysée en 1963 pour que les jeunes Allemands et les jeunes Français se considèrent enfin comme des frères.

Cent ans après la fin de la première guerre mondiale, notre génération porte une responsabilité immense. Sachant la valeur de l’union entre nos peuples, nous ferons tout pour qu’elle se renforce plutôt qu’elle ne s’affaiblisse. En hommage aux jeunes Européens morts sur les champs de bataille, nous prenons l’engagement de continuer à nous battre pour que jamais ne s’éteigne l’amitié entre nos deux nations.

Tribune co-signée par nos membres français et allemand – Jeunes Démocrates et Junge Freie Wähler.

 

Photo: VISITFLANDERS

L’Europe doit s’engager dans la révolution alimentaire !

Nous ne nous nourrissons plus aujourd’hui comme nous mangions hier. Nous le voyons dans l’évolution des pratiques de consommation, notre modèle alimentaire est entré dans une double révolution. En cette journée mondiale de l’alimentation et alors que s’ouvre la réforme de la Politique Agricole Commune, nous lançons un appel pour que l’Europe n’y reste pas insensible.

La première révolution, c’est le lien avec la proximité. D’aucuns appellent cela la tendance “locavore”. Nous plaidons ainsi pour une politique européenne ambitieuse qui renforce le lien des urbains, en nombre toujours croissant, avec l’activité agricole près de chez eux. Longtemps, cette relation fut dénigrée par l’Europe au nom du marché unique censé à lui seul abattre les frontières et faire émerger une identité européenne. C’était oublier le caractère transnational des terroirs agricoles européens, qui existaient avant même que l’Union ne voie le jour. Les fromages alpins ou la production du lin sur la plaine européenne qui va de la Normandie aux Pays-Bas sont la preuve de l’existence d’identités communes, fruits de la géographie et de l’Histoire. Il nous faut aujourd’hui les chérir car les traditions agricoles correspondent le plus souvent à une gestion raisonnée et adaptée des ressources. En outre, la consommation locale permet aussi de reconnecter les citoyens aux lois naturelles et donc favoriser la qualité des produits et la saisonnalité. Elle permet enfin d’éviter que ne se creusent les disparités entre territoires urbains et ruraux en faisant prendre conscience de l’interdépendance qui existe entre eux et entre leurs habitants respectifs.

Pour garantir la préservation des terroirs de l’Europe, nous devons mobiliser les fonds européens pour développer les circuits courts, notamment dans les zones transfrontalières aux pratiques culinaires communes. Assouplissons également les règles européennes de concurrence pour permettre aux collectivités et aux restaurateurs collectifs de s’approvisionner de préférence auprès d’agriculteurs du terroir sur lequel ils sont implantés.

La seconde révolution à laquelle l’Europe devra répondre, c’est l’exigence croissante des citoyens en matière de transparence sur la composition et la provenance des aliments. Les progrès de la recherche médicale apportent de jour en jour de nouvelles découvertes sur les pratiques culinaires à privilégier ou sur des produits à éviter. Face à cela, nous ne pouvons plus vivre dans le règne de la suspicion qui jette parfois le discrédit sur la profession d’agriculteur qu’il nous revient au contraire de valoriser. Assumons l’ambition de bâtir une nouvelle agence européenne de sécurité sanitaire des aliments qui puisse réaliser elle-même et en toute indépendance les études sur la nocivité des centaines de produits aujourd’hui contestés. Plus personne ne comprend pourquoi les avis rendus par les autorités sanitaires reposent sur des études conduites et payées par les grandes firmes agroalimentaires.

Les multiples scandales alimentaires qui ont secoué le continent ont également convaincu les citoyens de vouloir aller plus loin dans la traçabilité des aliments qu’ils consomment. Assurons-nous de mobiliser en Europe les technologies telles que la blockchain pour créer d’ici 2030 le premier réseau d’information alimentaire du monde. Alors que des producteurs affirment ne même plus savoir ce que contiennent certains des plats qu’ils vendent, ce réseau nous permettra pour chaque produit acheté de remonter aux lieux de production, d’assurer une traçabilité parfaite et de répondre ainsi à l’attente forte des citoyens d’une révolution alimentaire qui dépasse les frontières.

 

Signatures :

 

JDEM : Pierre Baty (Président JDem), Loris Mastromatteo (SG JDE/YDE), Mathilde Karceles (VP JDem et JDE/YDE) et Begoña Garteizaurrekoa (Présidente des JDE/YDE)

 

Députés :

Avy-Elimas Nathalie, Val-d’Oise,
Bannier Géraldine, Mayenne
Berta Philippe, Gard
Deprez-Audebert Marguerite, Pas-de-Calais
El Haïry Sarah, Loire-Atlantique, porte-parole du MoDem
Essayan Nadia, Cher
Garcia Laurent, Meurthe-et-Moselle
Griesbeck Nathalie, Députée européenne pour le Grand Est (France)
Jacquier-Laforge Élodie, Isère
Lagleize Jean-Luc, Haute-Garonne
Latombe Philippe, Vendée
Luquet Aude, Seine-et-Marne
Matteï Jean-Paul, Pyrénées-Atlantiques
Michel-Kleisbauer Philippe, Var
Millienne Bruno, Yvelines
Poueyto Josy, Pyrénées-Atlantiques
Richard Ramos, Loiret
Turquois Nicolas, Vienne
Waserman Sylvain, Bas-Rhin,
Wehrling Yann, Secretaire-Général du MoDem

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